La naissance du projet
Ce voyage a pris sa source en automne 2001, alors que j'«admirais»
la tour Daewoo sous la grisaille depuis mon bureau à la Villette. Je
rêvais d'horizons lointains, travaillais sur des projets de barrage
aux quatre coins du monde, le nez dans les données climatiques et
hydrologiques. Je me suis dit que le mieux était encore de vérifier
sur place la véracité de ces données et d'en ressentir les effets.
La préparation intellectuelle et culturelle
Le voyage cerné, je me suis alimentée de récits de voyage
[2,
3,
4,
5,
6,
8,
10,
22],
livres d'histoire [18] et scientifiques ou
géographiques
[13,
14,
17,
19].
Ces livres m'ont tour à tour fait rêver, projetée hors du temps ou ont
titillé mon intérêt pour en savoir d'avantage. Chaque lecture me
rapprochait de ces contrées, de leurs cultures et de ce voyage.
Une grande partie de cette préparation s'est d'ailleurs déroulée
dans un décor particulièrement inspirateur puisque j'ai eu la chance
de surveiller un chantier de surélévation de barrage durant toute
l'année 2002 en plein coeur de la forêt vierge équatoriale au
Gabon. Une expérience difficile, mais très enrichissante, qui m'a
fortement préparée psychologiquement à ce voyage et m'a confirmé à
quel point l'eau, plus que des kilowatt heures ou des gouttes de H20,
pouvait aussi être un lien très fort pour rassembler les
hommes !
La barrière la plus difficile ne sera probablement pas la chaîne
himalayenne, mais plutôt celle des langues. Je me suis donc mise au
russe, et m'arrêterai à Irkoutsk pour un stage de langue
complémentaire. De même, j'engrange quelques rudiments de
chinois. Pour le reste, j'espère que l'anglais, l'allemand ou
l'espagnol seront de quelque secours avant que je ne sois en mesure de
tenir une conversation dans la langue locale au prix d'efforts
d'immersion et surtout de temps.
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